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Enquête Covid-19 : interview de Karim Slimani, président de l’association Tudert, Akbou-Chellata

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L’association TUDERT est une association active dans le domaine des animations culturelles et organise des galas et des soirées festives pour la population de cette région enclavée. L’association produit aussi des pièces de théâtre comprenant des ateliers de formation pour de jeunes artistes et acteurs. L’association commence aussi à élargir ses activités à la protection de l’environnement en menant des campagnes de vulgarisation et de sensibilisation à la protection des espaces verts et de la nature. Des actions de volontariat et des campagnes de reboisement sont également organisées. Le but de toutes ces actions vise à insérer les jeunes dans les activités de l’association.

1. Comment avez-vous vécu à titre personnel la pandémie de la Covid-19 en Algérie ?

C’est quelque chose de nouveau. A titre personnel, pour ne rien te cacher, j’avais peur car il y avait une incompréhension de la situation. On ne savait pas trop ce que nous devions faire que ce soit, tout au début, en tant que personne ou en tant que parent, puis au fil du temps, comme tous les algériens, on a essayé de vivre avec et de prendre des précautions même si ce n’est pas toujours évident. En fait on est prudent tout en étant imprudent. A un moment donné même si tu es prudent l’entourage ne l’est pas forcément.

2. Comment votre équipe a fait face à la pandémie de la Covid-19 ? (Gestion de l’équipe a distance et changement des ressources) :

Au début nous pensions arrêter les activités et préserver uniquement la gestion administrative qu’on pouvait faire à distance car il n’était pas possible de se réunir en grand groupe mais après on a tout arrêté même l’aspect administratif que l’on a carrément négligé. Sincèrement j’ai perdu cette volonté de travailler. Il y eu beaucoup de répercussion sur les activités de l’association.

3. Quelle situation (crise) similaire avez-vous eu à gérer dans votre région ou pays (tremblement de terre, inondation, attaque terroriste) ? Quelle est la différence par apport à la crise sanitaire que nous avons vécue ?

Crise similaire, non, je n’ai pas eu à gérer ça, pas vécu une situation comme celle de la covid-19.

4. Comment jugez-vous votre réactivité face à la crise sanitaire ? En quoi cette expérience va-t-elle changer votre manière d’appréhender le futur ?

Je ne sais pas trop, c’est une grande question. Nous avons l’habitude dans toute association de travailler ensemble, de mobiliser les foules, de se contacter et là ça va être : est-ce que cette pandémie va durer ? Et si elle dure, cela va nous causer beaucoup de problèmes et perturber nos modes de vie. Nous aurons à déployer beaucoup d’efforts pour nous adapter à la distanciation, nous devrons communiquer sur le net. Ce n’est pas du tout évident, ce n’est pas dans nos mœurs. Certainement que ça va être très difficile.

5. Dites-moi plus sur les activités que vous avez menées pendant la pandémie de la Covid-19

Nous avons arrêté les activités de l’association mais l’échelle locale, l’échelle du village n’est pas la même que celle des grandes villes. Le village a un confinement naturel et j’ai voulu mettre ça en exergue

Donc avec la pandémie les gens avaient tendance à ne pas trop se déplacer et ils étaient plus disponibles, c’est pourquoi, nous avons essayé d’organiser des volontariats de nettoyage. On a finalisé les travaux de la fontaine du village pour l’embellir. C’est vrai que les gens avaient peur mais il y avait cette volonté de ne pas rester les bras croisés et nous avons donc nettoyé les ruelles. Il y a eu une certaine reconversion des activités de l’association.

6. Comment auriez-vous voulu que Joussour réagisse à cette pandémie ?

Joussour a fait ce qu’il fallait faire, notamment en termes de communication, de prévention et surtout de flexibilité vis-à-vis de ses partenaires associatifs. Toutefois, une opération de solidarité et de soutien aux familles touchées économiquement aurait été souhaitée, notamment les couches les plus fragiles de la société comme les personnes en situation de handicap, les femmes en difficultés sociales et autres. Cela pouvait bien se faire à travers des associations membres qui ont un ancrage dans la société, notamment dans les villes et les quartiers populaires. 

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