Lu dans la presse

Un rayon de soleil chez les IMC

Selon le quotidien El Watan du 14 Décembre 2011, vingt enfants, qui souffrent d’infirmité motrice d’origine cérébrale (IMC), ont profité de la distribution de fauteuils roulants, jeudi passé, lors d’une journée de célébration organisée par l’association des parents d’infirmes moteurs d’origine cérébrale (APIMC), et ce à l’occasion de la journée internationale des personnes handicapées.

Fournis par Rotary club Elbahdja, les 20 fauteuils ont été accueillis par l’APIMC comme un signe de solidarité et d’encouragement. « Ça nous a vraiment fait plaisir, on se sent moins seuls. Tous nos efforts ne sont pas vains », nous a confié Farida Rouabeh, membre de l’association. Fatima Azeroul, directrice du centre Les Cigognes, siège de l’association, nous explique que cette maladie reste méconnue non seulement du grand public, mais aussi dans le milieu scolaire. « Il y a des personnes IMC tout à fait aptes à suivre une scolarité normale, mais qui sont systématiquement mises à l’écart en raison de leurs besoins spécifiques. En outre, il est très difficile pour un enseignant d’avoir un handicapé dans la classe », a-t-elle affirmé. Après des années de lutte et d’efforts contre la marginalisation et la privation de scolarité des enfants atteints d’IMC, une solution semblait finalement se dessiner avec l’inauguration, en janvier dernier, d’une structure annexée au centre médico-pédagogique (CMP).

Bien que ça soit le premier établissement du genre au niveau national, ce centre n’offre pas l’encadrement nécessaire à ce type d’handicap malgré la présence de médecins et de psychologues, qui, sans formation adéquate, restent incapables de s’occuper correctement des malades. En plus, le centre dépend financièrement du CMP et ne dispose pas de budget spécialement alloué. Aussi, l’absence de moyen de transport propre au centre rend très pénible le déplacement des personnes IMC à travers toute la ville. L’activité de l’APIMC reste plus que jamais d’actualité. Malgré l’espace restreint du local, plus de 50 enfants atteints d’IMC sont ainsi encadrés à travers des groupes d’apprentissage et des séances individuelles avec la psychologue et l’orthophoniste de l’association.

Des thérapies familiales avec des groupes de parole de mères sont aussi organisées. L’amélioration des conditions de vie et l’intégration sociale de cette frange de la société sont des impératifs et des droits que ne cesseront jamais de revendiquer les parents d’enfants IMC.

Sami Methni

Vous pouvez consulter l’article sur le site d’EL Watan