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Recontre autorités locales-associations "Pour un partenariat durable"

Que ce soit pour les enfants, pour les personnes en difficulté, pour les personnes malades, ou même pour les femmes, les associations algéroises activent la main dans la main pour aider ces personnes dans le besoin à retrouver une vie équilibrée, même si la tâche s’avère parfois ardue.

Jeudi matin a été l’occasion pour toutes ces associations de se retrouver au niveau de la wilaya d’Alger, plus exactement au siège de l’ex-CPVA, afin de débattre ensemble de points qui touchent aujourd’hui de nombreuses familles. Les intervenants ont parlé de l’insertion sociale de la femme en difficulté, l’inclusion des enfants autistes en milieu scolaire, et d’autres thèmes tous aussi complexes les uns que les autres.

Quelques instants avant l’intervention du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, nous avons rencontré quelques présidents et présidentes d’association invités par le wali afin de débattre en parfaite communion sur les thèmes à traiter. Nous avons rencontré Sid Ali Labadi, président de l’Association protection des mineurs et de l’insertion sociale de la wilaya d’Alger, qui était présent à cette rencontre. « Cet événement est déjà une première dans son genre et c’est une excellente initiative », dit-il, tout en indiquant : « En tant que président d’une association qui se charge de l’insertion et de la protection des mineurs, on va aborder quelques sujets avec le wali et la directrice de la DAS concernant les mineurs délinquants et surtout l’insertion des filles mineures. Nous allons demander la réalisation d’un centre de rééducation, car il faut savoir qu’un centre pareil n’existe pas et c’est ce qui nous manque dans notre travail. La création de ces centres aiderait les filles mineures, qui ont eu des démêlés avec la police ou la gendarmerie, à retrouver un équilibre. »

Ce dernier mentionne également que le centre qui existe jusqu’à présent est celui de Blida : « C’est pour cette raison que nous allons demander à la directrice de la DAS de rouvrir le centre de Birkhadem. Notre but est d’aider ces jeunes filles rejetées par leurs familles et qui sombrent parfois dans des pratiques controversées. » M. Labadi conclut en abordant un sujet sensible, même tabou : « Nous allons également aider les filles mineures, âgées entre 15 et 17 ans, qui se retrouvent enceintes. Elles sont jetées à la rue, abandonnées par leur famille, et c’est pour cette raison qu’il leur faut un soutien. » Mme Ammour Aziza, en qualité de présidente de l’association Espoir enfants, qui travaille pour l’accompagnement de l’enfant handicapé, ainsi que sa famille, était également présente à la rencontre.

Elle mentionne que son association « accepte tous types de maladies qui touchent les enfants ». « Les maladies sont aussi variées que les appellations qui existent. Etant mère d’un enfant malade décédé à l’âge de 8 ans, j’ai décidé de créer cette association afin de venir en aide à ces enfants ainsi qu’à leur famille, qui, parfois, ne savent pas comment gérer un enfant atteint de trisomie, d’autisme ou d’une autre maladie handicapante.

C’est pour cette raison que nous œuvrons à cette tâche et nous proposons de nombreux ateliers, comme la prise en charge orthophonique et psychologique, des ateliers de psychomotricité fine, c’est-à-dire la prise de conscience du corps », rapporte Mme Ammour. D’autres activités sont également organisées par l’association afin d’offrir aux enfants une chance d’avenir, mais comme dans toutes les bonnes actions, les associations rencontrent de nombreux problèmes et des difficultés également toutes aussi ardues les unes que les autres. « Il faut constamment se battre pour ces enfants handicapés, il faut militer et j’ai l’impression qu’il faut mendier pour avoir des subventions et pour avoir aussi leur droit », conclut notre interlocutrice son intervention à notre micro, tout en nous invitant à venir à la rencontre de ces enfants durant les activités que l’association organise.

En marge de cette conférence, toutes les associations présentes, qu’elles travaillent pour l’enfance, la femme, ou le handicapé, espèrent améliorer un temps soit peu les conditions difficiles de ces catégories de citoyens.

Rachid Larbi 

Source : El Watan : http://www.elwatan.com/regions/centre/alger/des-associations-hotes-du-wali-d-alger-06-03-2017-340614_148.php