Témoignages et interviews

Interview avec

Monsieur Hocine FENRI, vice président de l’association Mimouna

Vous accueillez aujourd’hui la délégation PCM dans le cadre l’inter PCPA, que pourriez-vous nous dire sur ces échanges ?

C’est un échange qui a été décidé dans le cadre de l’Inter Pcpa. Et bien sur l’échange est toujours bénéfique qu’il soit au sein d’une association à petite échelle ou à l’échelle des associations locales, régionales, nationales et même international. Là on est justement dans l’International. Sachant que le PCM est un programme qui a été crée avant le PCPA, pouvoir ainsi voir son expérience, échanger avec ses membres sur leurs parcours au sein de ce programme, tirer des leçons et apprendre des choses que nous pourrons appliquer pour notre PCPA est quelque chose de merveilleux.

Comment s’est fait la préparation de cette visite ?

Au mois de juin, on s’est réuni au siège de Joussour à Alger. Il nous a été fait part du programme de l’Inter pcpa et de la répartition géographique arrêtée pour les visites. A partir de là, on a pris l’engagement de prendre en charge au moins une rencontre dans notre région (Bouira) sans aucune hésitation. Je savais que ça allait apporter un plus à notre association. Par la suite, j’ai partagé cela avec les membres de l’association. Le souci financier n’a pas été pour nous un frein on s’est dis tout de suite qu’on allait faire de notre mieux pour réussir cette rencontre.

Comment s’est- elle déroulée ?

On a voulu associer à cette visite, les autres associations membres de Joussour qui sont dans notre wilaya. C’est ainsi qu’une visite à l’association Ait Laaziz a été organisée. On a eu un échange de plus de deux heures, autour du fonctionnement d’une association ici et au Maroc…etc. Aussi, l’association Tadukli nous a reçus avec le groupe de jeunes portant le projet FAIJ pour une séance de travail très studieuse. Ils ont visité en dernier lieu les locaux de notre association et le projet de la construction du mur d’escalade (résultat du projet FAP- PCPA). Hier soir il y’a eu un diner avec les enfants au niveau du gite rural de Mimouna suivie d’une soirée astronomique et aujourd’hui cette randonnée à laquelle vous avez pris part et la table ronde autour de la relations avec les pouvoirs publics.

La délégation a été très surprise de la diversité des activités menées par les associations membres. Ce que nous faisons par exemple dans notre association est très différent de ce que font les autres associations. Nous, on est parti sur deux volets : l’investissement dans les installations qui devaient relever en réalité du ressort de l’Etat, mais qui n’a pas voulu ou qui n’a pas pu ou tout simplement parce que c’est nous qui n’avons pas été très convainquant. On est donc entrain de mener des expériences pour que les gens voient réellement ce qu’on fait pour faire adapter ces installations.

Et puis le volet Formation qui permet de former de jeunes formateurs qui puissent à leurs tour former les autres. 

Après cet échange, quelle conclusion tirez-vous ? Y’a t- il des différences entre les associations marocaines et les associations algériennes selon vous ?

Du point de vue Fonctionnement, je pense qu’ils ont un avantage, c’est le financement du fonctionnement des associations par l’Etat. Nous, on a pas cela. Ils sont aussi très professionnels et travaillent avec plus concertation que nous. Nous on essaie de s’imposer dans nos associations. Chez nous il y’a ce sentiment de préservation de structure, que de la mettre entre les mains de n’importe qui.

Quelle impressions a laissé chez vous l’échange avec les marocains ?

J’ai compris beaucoup de choses grâce à cet échange. Notamment comment le PCM fonctionne et quel est vraiment son impact. J’ai surtout constaté des différences par rapport à notre PCPA, je crois que si le programme Maroc a réussi c’est parce qu’il a eu une plus grande liberté d’action que le PCPA en Algérie. Le seul avantage qu’on a c’est que le pcpa est porté et a été adopté par les associations. Ce sont elles qui font leurs propres programmes en toute liberté d’action, contrairement au PCM où il y’a une grande partie de l’administration dedans.

Aussi l’inconvénient de notre PCPA, c’est l’implication des pouvoirs publics qui fait défaut. La thématique de cette rencontre était « l’approche territoriale et les relations avec les collectivités locales » A cet effet, j’ai sollicité les pouvoirs publics. Il y’a eu la promesse du maire d’Ait Laaziz et celui de Laadjiba. Il n’ya eu que celui de Laadjiba. L’organisation de cette rencontre est intervenue dans un contexte de campagne électorale selon eux.

Qu’est ce qu’un échange comme celui là peut apporter ? L’approche territoriale est une sorte de continuité pour l’association. Il y’a eu un travail déjà fait au niveau de Bouira où on eu plusieurs rencontres (ateliers) avec les associations membres de Joussour et les pouvoirs publics, entre autres : la DJS ; la Drag, … Donc échanger avec le Maroc sur ce thème a été bien choisi sur la localité de Bouira et nous a beaucoup apporté.

Un dernier mot

La rencontre a été un plaisir. J’espère que tous les gens qui y ont participé ont pris autant de plaisir que nous.