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Ikhoulef fête l’enfance en plaidant pour l’enfant en difficulté

A l’occasion de la journée de l’enfant, l’association Ikhoulef des enfants victimes de séparation conjugale d’Akbou a organisé, le 31 mai passé, une journée d’étude pour une meilleure prise en charge de l’enfant en difficulté au niveau du Centre islamique de Guendouza, Akbou.

 L’association Ikhoulef, dont la création date de 2006, oeuvre principalement pour la promotion des droits de l’enfant dont les parents sont séparés, pour protéger l’enfant contre toutes formes de violence, d’exploitation et de maltraitances et sensibiliser sur les causes et les conséquences des conflits conjugaux. 

Cette journée d’étude est une activité de leur projet « Pour le respect des droits de l’enfant » cofinancé par Joussour dans le cadre du fonds FAIL (Béjaia/2014) .

 Les communications et le débat ont porté sur les différentes facettes de la problématique de l’enfance en difficulté. Les intervenants représentant différentes directions de la wilaya de Béjaia (Direction de l’Action Sociale, la sûreté, la Direction de l’Education, la direction des affaires religieuses..) ainsi que la presse (radio Soumam) ont présenté des cas concrets et les dispositions existantes pour leur prise en charge. (Voir programme ci-dessous)

Parmi la cinquantaine de participants, on note la présence de deux élus de l’APC d’Akbou, des psychologues de la DAS et de la DE, des représentants du SAMU social et des gendarmes, des journalistes de la presse écrite et des représentants d’associations de Tazmalt, Sidi Aiche, Chellata, Seddouk, Akbou et Béjaia. Il y a avait aussi des parents d’élèves et des représentants d’une association de Chlef.

En parallèle aux travaux de la journée, des élèves de l’institut national d’art dramatique de Bordj El Kiffan ont animé des ateliers de théâtre et de dessin pour les enfants.

En conclusion de cette journée, les participants recommandent de :

1. Initier un réseau constitué des professionnels de l’enfance, des associations, de personnes ressources dans le domaine de la protection de l’enfance.

2. Mettre en place de mécanismes adaptés pour l’accompagnement de l’enfant en difficulté.

3. Promouvoir les droits de l’enfant et de diffuser et expliquer la convention internationale des droits de l’enfant notamment à travers les milieux fréquentés par les enfants.

4. Organiser des formations spécifiques pour le renforcement des capacités des professionnelles de l’enfance.

5. Œuvrer pour la création des structures spécialisées des activités pour enfants.

6. Œuvrer pour le respect des droits de l’enfant dans le milieu scolaire, familial et institutionnel.

7. Œuvrer pour la diversification des journées d’étude et d’information pour aider à l’élaboration des programmes de protection de l’enfance en difficulté.

8. Aider la cellule familiale pour protéger l’enfant en difficulté.

9. Valoriser le travail de proximité pour faciliter l’accessibilité à une meilleure prise en charge des populations défavorisées locales.

10. Sensibiliser le large public pour réduire le phénomène de violence à l’égard des enfants. (compagnes d’information et de sensibilisation)

11. Œuvrer pour la concrétisation d’un véritable partenariat étatique-privé et associatif pour aider l’enfant en difficulté.

12. Ouvrir des espaces de débats et d’échanges entre les divers intervenants dans le domaine de la protection de l’enfance et de la famille.

13. Organiser des journées d’information et de sensibilisation sur le thème de l’enfance en difficulté et ce, en faveur des parents et des jeunes.

14. Organiser des activités culturelles et sportives pour enfant (théâtre, musique, sport… etc).

15. Former les parents divorcés, plus particulièrement les mères, sur leurs droits et leurs obligations et ce, pour ne pas aggraver l’état psychologique de l’enfant. Plus important encore les sensibiliser pour éviter la violence verbale et physique. 

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