Culture, éducation, insertion

Collectif d’Initiation à des Activités de Recherche Appliquée -CIARA-

Une passerelle vers le monde du travail

Le Collectif d’Initiation à des Activités en Recherche Appliquée-CIARA- est un centre de formation autonome qui apporte son soutien à de jeunes diplômés des universités pour leur insertion dans le monde du travail.

Une passerelle vers le monde du travail

Le Collectif d’Initiation à des Activités en Recherche Appliquée-CIARA- est un centre de formation autonome qui apporte son soutien à de jeunes diplômés des universités pour leur insertion dans le monde du travail.

Le CIARA est une association qui sort de l’ordinaire. Son équipe professionnelle multidisciplinaire donne des clés essentielles à de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur qui n’ont pas eu de formation suffisante pour décrocher un emploi. Il s’agit principalement de deux programmes. L’un est une formation pratique en ateliers pour les ingénieurs, et l’autre, plus général, porte sur l’amélioration des capacités de communication professionnelle et concerne tous les jeunes diplômés. Il s’agit d’une formation qui intègre une remise à niveau en français professionnel, adossée à une session de bureautique et à un module d’initiation à l’entreprise. La formation comprend, par ailleurs, un module comportemental pour travailler l’esprit d’équipe, l’autonomie et la confiance en soi.
Le but, selon le CIARA, est que les bénéficiaires des programmes repartent « confiants en eux, avec une formation technique consolidée, de bonnes notions de travail en équipe, une mise à niveau linguistique, un CV rédigé de façon convaincante et une culture des outils de bureautique maîtrisée ». Il s’agit aussi bien d’aider de jeunes diplômés à s’insérer professionnellement en mettant en valeur leurs aptitudes qu’en palliant leurs lacunes.

« C’est un complément de formation, nous avons un regard lucide sur l’université, il y a un décalage entre ce qui se fait et les besoins réels », estime Toudert Ahmed Zaid, président de l’association et enseignant à l’école polytechnique d’Alger. La formation est destinée à de jeunes diplômés du supérieur, dont on mesure le degré de motivation. Elle vise en premier lieu les personnes issues de milieux modestes, et les candidats sont sélectionnés : on mesure leur degré de motivation. « ceux qui n’ont pas les moyens, pas de piston ni d’argent, ceux qui en veulent », résume Toudert Ahmed Zaid.

Ali Fekir, 25 ans, diplômé de commerce, a suivi la formation en communication. Il a appris à avoir un entretien, à prendre confiance en lui lors d’ateliers d’expression. Aujourd’hui, il dirige un programme de soudure qui se met doucement en place. Dominique, enseignante à mi-temps, planche sur le sujet. Cette femme dynamique, la cinquantaine sportive, qui consacre une bonne moitié de son temps au CIARA, cherche des idées de financement ou des pistes pour des enseignants. Ici on cherche des compétences mais aussi des gens de bonne volonté. Qu’ils soient, experts, industriels ou spécialistes dans des métiers divers, l’esprit est que chaque personne sollicite des amis pour intervenir, aider, faire avancer le projet.