Adhésion

Cet été, l’art se trouve aussi au plateau du quartier Mistral (Grenoble)

L’exposition "Traque l’art avec la Cité" se tiendra tout l’été au plateau dans le quartier Mistral. L’occasion pour le directeur des lieux, Hassen Bouzeghoub de rappeler que le Plateau est aussi un "espace de rencontres culturelles".

Les œuvres presentées ont été réalisées à quatre mains par l’artiste urbain Jean-Noel Zanetti et la pochoiriste Welka. L’exposition compte aussi une partie permanente constituée de totems créés par des éléves du collège Aimé-Césaire avec Jean-Noel Zanetti, il y a 7 ans.

L’actualité est au cœur des œuvres de Welka et Jean-Noel Zanetti. On rencontre notamment Johnny Hallyday ou Simone Veil au hasard des œuvres. C’est une exposition "engagée mais de manière suggérée" rappel Jean-Noel Zanetti. C’est pourquoi, elle gagne à être expliquée. Welka indique qu’elle est le fruit "d’(une entente artistique".

"J’aime les lieux qui ne sont pas faits pour les expositions" affirme Jean-Noel Zanetti. Il est vrai qu’accueillir des expositions de peintre n’est pas la vocation première du Plateau. L’exposition qui commence des l’entrée du site, se poursuit dans une salle dont l’un des murs est dédié à l’escalade, l’autre à l’art, cet été. Un face-à-face qui "parvient à créer une rencontre la ou on ne s’y attend pas", selon le maire de Grenoble, Eric Piolle, présent lors du vernissage. La présidente du Plateau, Laititia Auvergne explique ce choix : "les artistes ont une histoire avec le Plateau". En effet, Jean-Noel Zanetti "permet à des jeunes de quartiers populaires de découvrir la peinture", selon Hassen Bouzeghoub. Le peintre a notamment accompagné les ateliers "confection de chars" pour la fetes des Tuiles.

Selon le directeur des lieux, faire entrer l’art au Plateau durant l’été, c’est aussi "permettre au gens de prendre le temps d’apprécier les œuvres. Le personnel a été formé afin d’expliquer l’exposition aux spectateurs". Grace à cette expérience, Louisa, Esma et Myriam, en service civique au Plateau, deviennent galeristes le temps d’un été. Une expérience qui a des chances de faire naitre des vocations. Louisa confie déjà s’intéresser à l’art.

Source : Dauphiné Libéré du 17 Juillet 2018