Populations vulnérables

Association des Etudiants en Médecine et des Jeunes Médecins-Le Souk-

Un « Souk » de bénévoles pour rendre le sourire aux enfants malades

« Le Souk » est une association qui active dans le domaine des loisirs des enfants malades ou handicapés. Ils veulent « soukouer » les choses, ce qui signifie dans le jargon des soukistes « changer les choses de manière positive ». Par ailleurs, ils développent des actions de sensibilisation des étudiants aux MST (maladie sexuellement transmissibles) et aux accidents routiers.

Un « Souk » de bénévoles pour rendre le sourire aux enfants malades

« Le Souk » est une association qui active dans le domaine des loisirs des enfants malades ou handicapés. Ils veulent « soukouer » les choses, ce qui signifie dans le jargon des soukiste « changer les choses de manière positive ». Par ailleurs, ils développent des actions de sensibilisation des étudiants aux MST (maladie sexuellement transmissibles) et aux accidents routiers.

Lorsqu’on quitte les embouteillages de la rue Hassiba Ben Bouali et qu’on se fraye un chemin, parmi les étudiants en médecine, pour entrer dans le centre Pierre et Marie Curie de soins du cancer, on découvre le local de l’association Le Souk. Les cliquetis des jeux électroniques et la proximité des conversations entre animateurs et enfants nous conduit à la ludothèque.

Meriem, Amel, Nawel et Mohamed animent ce lieu riche en couleurs. On y trouve une télévision, des films et des livres pour enfants et adolescents, des jeux électroniques, des jouets... « Ce local est ouvert tous les jours de 13 h à 17 h. Le matin, les enfants reçoivent leurs soins et l’après-midi, s’ils sont en forme, viennent passer un moment avec nous. Nous avons aussi un atelier cuisine. On prépare des gâteaux, on fête les anniversaires des enfants », dit Meriem. « La seule règle ici c’est le sourire », ajoute-t-elle.

Nawel, étudiante en sociologie raconte son attachement aux enfants : « parfois nous accompagnons les enfants jusqu’à leur enterrement... pour faire le deuil. C’est triste mais la vie continue. Les autres enfants ont besoin de nous ».
L’association Le Souk a été créée par des étudiants en médecine. Depuis 1995, elle est de plus en plus investie par les étudiants d’autres filières.
D’après Amouri Hichem, le vice-président du Souk, les membres de l’association sont à chaque fois renouvelés. La priorité est donnée aux « première année ». L’association organise plusieurs fois dans l’année ce qu’elle appelle des sorties sur le terrain. Ses membres animent, entre autres dans les facultés de médecine, des rencontres avec les étudiants pour leur expliquer leur démarche dans l’espoir de faire des émules. Pari réussi puisqu’il y a quotidiennement des adhésions. Et puis maintenant, il y a le Souk d’Oran, d’Annaba, de Sétif et de Tizi-Ouzou.
L’association est une véritable fourmilière qui se renouvelle en permanence. Sa force, c’est le nombre et l’énergie des nouveaux venus.

Il faut être, en effet, nombreux pour réaliser le programme très riche du Souk : sensibilisation sur les effets et la prévention de la maladie du sida, prévention routière dans les facs et lycées, organisation de sorties ou d’activités ludiques pour les enfants handicapés dans les centres pour handicapés, etc. Pour trouver les financements les « Soukistes » comptent sur les sponsors privés et sur les dons de jouets et de matériel et parfois d’argent.

Un travail est également effectué avec les orphelinats d’Alger, toujours dans la dynamique de créer des loisirs pour les enfants démunis ou malades. On l’aura compris, Le Souk intervient dans divers lieux. Les étudiants se mobilisent pour donner de leur temps aux enfants.
Par ailleurs, l’association organise, à travers sa section culturelle, nombre d’activités culturelles.
Férus de communication, ses bénévoles animent un journal et un site Internet, avec un forum très suivi par les étudiants. On y coordonne les actions de l’association, mais on y parle aussi des problèmes liés à la jeunesse : mal-vie, chômage, drogue, sexualité, etc.

Tout récemment, l’association a invité le célèbre chroniqueur Chawki Amari à une rencontre-débat, organisée en partenariat avec l’Espace Noun et les Editions Barzakh.
Nombreux étaient les étudiants curieux de questionner l’écrivain chroniqueur sur son métier de journaliste mais aussi sur l’actualité du pays.