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1er Colloque Francophone-Méditerranée VIH/Hépatites

Du 27 au 29 Mars dernier s’est tenu, à l’hôtel Sheraton d’Alger, le premier colloque Francophone-Méditerranée autour des infections VIH et des hépatites virales. L’association de protection contre le sida APCS a participé activement par des interventions et une exposition de leurs divers actions dans le domaine de la prévention et de alk prise en charge de personnes atteintes du virus.

L’Algérie a accompli des progrès indéniables dans la prévention et la lutte contre les hépatites et le VIH / sida et demeure à l’avant-garde à l’échelle régionale et intercontinentale. Par ailleurs, notre politique gouvernementale consolide ces acquis en instituant l’accès gratuit au dépistage, aux antirétroviraux, et aux traitements des hépatites virales B et C. 

Pour la première fois, l’Algérie réunit la communauté scientifique nationale et internationale autour de la thématique VIH / sida et hépatites. Trois décennies après l’épidémie du sida, période où les projecteurs étaient braqués sur la partie sud du continent africain, enfin l’Afrique du Nord suscite l’intérêt des scientifiques et chercheurs.

Cette rencontre réunit des intervenant-e-s venu-e-s des deux rives de la Méditerranée pour permettre le partage des connaissances scientifiques, des voies de recherche, des mises à jour des savoirs, afin que chacun situe sa pratique dans le contexte le plus large possible des connaissances scientifiques, sociales et politiques sur l’épidémie ; Ce colloque permet, aussi, d’aboutir au partage des expériences dans une perspective pédagogique pour améliorer les pratiques de soins, de prise en charge médicale et sociale des patients.


Entretien avec :

Pr Christine Katlama (AFRAVIH France) : 

Pourquoi ce colloque ?

"D’abord l’alliance francophone a pour objectif de réunir tous les acteurs de la lutte contre le VIH chaque 2 ans, avec la participation de la France, le Canada, la Suisse, la Belgique, l’Afrique francophone etc. et Il me semble important de mettre ensemble les pays du Maghreb, dans un format plus petit qui permet d’échanger entre les praticiens et les différents intervenants d’Algérie, la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie, ce format donne aussi l’accès aux résidents, chefs de cliniques et tous ceux qui ne vont pas aux congrès et autres rencontres internationales, donc l’objectif est d’échanger pour mettre sur la tables tous ces problèmes et aussi les expériences et les pratiques de chacun ... les interventions étaient très intéressantes et enrichissantes, c’était un régale sur le plan scientifique ... "


Pr Fatiha Razik (APCS Algérie) : 

Quel est l’objectif de votre participation à ce colloque ? 

" ... Nous avons souhaité faire de ce colloque une tribune d’expression scientifique en privilégiant les conférences plénières, mettant en exergue entre autres les stratégies thérapeutiques innovantes et leur impact sur la prévention aussi bien pour le VIH que pour les hépatites ... Les moments d’échange entre les acteurs de la santé étaient de très haut niveau, il y avait une composante maghrébine (Tunisie, Maroc, Algérie et Mauritanie) et européenne ... Je tiens à préciser que ce congrès est le premier de son genre 30 ans après la découverte de l’épidémie du SIDA, avec la participation de plus de 350 congressistes et parmi eux 250 spécialiste algériens de la santé de tout le territoire national ... Nous exprimons notre gratitude aux acteurs de l’AFRAVIH et à leur présidente, le Pr Christine Katlama. Notre reconnaissance et nos remerciements vont également aux membres du comité scientifique national et international ayant œuvré pour la réussite de cette première rencontre... "


Pr Françoise Barré-Sinoussi* (Prix Nobel  : découverte du VIH) :

Que pensez-vous du rôle des associations dans la lutte contre le VIH ?

" ... Je pense que la connaissance de la société civile de l’épidémie du SIDA nécessite l’implication des acteurs associatifs dans la sensibilisation, la formation et l’éducation de cette population et ceci en étroite collaboration avec les professionnels de santé et il me semble de ce que j’entend, dans ce colloque, qu’il y a un retard dans ces liens étroits entre société civile et professionnels de santé qui faut rattraper au niveau de l’ensemble de la région ... L’infection VIH reste associée à beaucoup de discrimination et stigmatisation des personnes touchées par cette infection, mais depuis plusieurs années, nous somme dans une situation très différente par rapport aux année 80 et 90, avant lorsqu’on faisait un dépistage on avait rien à proposer aux personnes touchées, aujourd’hui il y a des traitements certes à vie mais on sait que plus ils sont utilisés tôt après l’infection VIH, plus ils augmentent l’espérance de vie, et je dirais même qu’une personne qui est prise en charge très tôt, qui est traités, a une espérance de vie similaires à une personne qui n’est pas infectée par le VIH et en plus elle n’infecte pas les autres. Donc voila les messages qu’ils faut faire passer ... J’ai cru comprendre que les médias ne jouaient pas un rôle suffisant dans la région, j’ai cru comprendre aussi que les médecins de ville ne jouaient pas un rôle suffisant, or leur rôle est très important pour faire passer le message, tout le personnel de santé doit être impliqué dans cette sensibilisation ... "

La brochure explicative ainsi que le programme sont téléchargeable ci-dessous

Françoise Barré-Sinoussi née le 30 juillet 1947 à Paris, est une chercheuse française en virologie. En 1983, elle a participé à la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’origine du sida, alors qu’elle faisait partie, à l’Institut Pasteur, de l’équipe dirigée par Luc Montagnier. Cette découverte lui vaut de recevoir le 6 octobre 2008, en même temps que ce dernier, le Prix Nobel de médecine.(source web : wikipedia)

 


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